Chute des cheveux

Chute des cheveux : les causes possibles

Aussi bien chez les hommes que les femmes, la chute de cheveux peut inciter de l’inquiétude. Qu’il s’agisse d’une perte durable ou passagère, étendue ou localisée, il convient d’y prêter une attention particulière pour comprendre davantage les raisons de ce phénomène et trouver une solution appropriée. L’alopécie est la forme la plus connue, mais la chute anormale des cheveux peut s’expliquer par diverses raisons. Dans cet article, découvrez les principales causes majeures de la chute des cheveux

Comprendre le processus de la poussée des cheveux

Comprendre le processus de la poussée des cheveux 

Comme tout autre organisme vivant, les cheveux possèdent leurs propres cycles de vie. Ce cycle pilaire dure environ 5 ans. Il se compose de 3 phases : une phase de croissance dite « anagène » (la plus longue), une phase d’arrêt de croissance dite « catagène » et en dernière, la phase de chute dite « télogène ».

 Il faut savoir que pour un être humain les follicules pileux (un organe en forme de sac qui nourrit le cheveu et sur lequel il pousse) peuvent générer dans les 20 à 25 cycles. Chaque cycle se renouvelle chez l’homme dans une durée de 2 à 5 ans et chez la femme en 3 à 7 ans. Après quoi, un autre cheveu pousse sur le cuir chevelu et entame le même processus. 

Si on se réfère à cette théorique, perdre des cheveux est alors tout à fait normal bien que nous perdons dans les 50 et 100 cheveux par jour.

Globalement, 80 à 85 % de nos cheveux sont en phase de croissance et seulement 15 à 20 % sont en phase de chute à la fin de leurs cycles. Donc s’il n’y a pas de facteur bloquant, le nombre des cheveux qui poussent est de loin plus nombreux que les cheveux en arrêt de croissance ou en chute.

chutes de cheveux

Quelles sont alors les causes des chutes de cheveux importantes?

L’Alopécie androgénique

L’alopécie androgénique chez les hommes 

L’alopécie androgénique touche majoritairement les hommes. Ce phénomène de perte capillaire est dû à la forte sensibilité des follicules pileux à la DTH ou la dihydrotestostérone.

 Le DHT est l’hormone mal responsable de la pousse des cheveux. En présence d’une prédisposition génétique, cette hormone va imposer au follicule pileux un cycle de croissance accéléré. Par conséquent, les follicules pileux se rétrécissent ce qui va entrainer des cheveux fins.

Sous l’influence de la DHT, le cycle pilaire s’abrège. Plus les cycles sont courts, plus les cheveux deviennent fins et courts jusqu’à l’état de duvet. Dans les cas extrêmes, l’ostium folliculaire (l’endroit où sort le cheveu sur le cuir chevelu) va se cicatriser et qui va empêcher la pousse des cheveux.

L’alopécie androgénique chez les femmes 

Les femmes ne sont pas non plus épargnées par l’alopécie androgénique. 

Comme explication, la glande surrénale et les ovaires de la femme produisent une petite quantité d’androgène. Cette hormone agit sur le cuir chevelu de la même manière que la DHT chez les hommes.

Ainsi, si la personne a hérité des caractéristiques génétiques de ses parents ou d’un antécédent familial (sensible à l’androgène), ces légères quantités d’androgènes suffisent à agir sur les follicules pileux. Cela va par la suite provoquer l’accélération de la croissance capillaire et du processus de renouvellement des follicules pileux d’où la perte continue des cheveux chez les femmes. 

C’est toutefois très rare de rencontrer ce cas. D’autant plus que les symptômes chez les femmes sont moins graves que chez les hommes, mais nécessitent une forte attention afin de les limiter.

Des causes externes peuvent amplifier la production d’androgène chez les femmes. Le stress, trouble psychologique important ou des médicaments contraceptifs sont les raisons majeures.

 Il faut savoir aussi que ces androgènes n’agissent pas seulement sur les follicules pileux. Elles peuvent produire une sécrétion importante de sébum sur le cuir chevelu. Ces sébums vont obstruer la pousse des cheveux notamment au niveau de l’ostium folliculaire. Ce qui peut entraver par conséquent le renouvellement capillaire.

La chaleur : un facteur déclenchant du phénomène d’alopécique passager

 L’alopécie passagère se caractérise par une accélération momentanée de la chute des cheveux qui se produit notamment en automne.

Pendant le printemps et l’été, en raison de la chaleur engendrée par le soleil, il y a une forte stimulation des hormones par l’organisme. Cela va stimuler la pousse de cheveux ou bien la phase anagène. À l’arrivée de l’autonome, ces cheveux atteignent rapidement le stade télogène (phase de chute) ce qui entraine une chute abondante des cheveux.

Ce phénomène se restitue naturellement dans une durée de 3 à 4 semaines. En appuis avec des compléments alimentaires adéquats, elle ne nécessite pas de traitement particulier.

La grossesse : la fluctuation de la production hormonale et le stress perturbe le cycle de vie des cheveux

La perte de cheveux après ou avant la grossesse entre dans la catégorie du phénomène dit effluvium télogène chez les femmes. En effet, la fluctuation hormonale pendant et après la grossesse a des impacts sur la densité capillaire et sur la pousse des cheveux. 

Pour expliquer ce fait, pendant la grossesse, la hausse du pourcentage de cheveux en phase anagène est très importante. Subitement, à la fin de la grossesse, notamment après l’accouchement l’inverse se produit : il y a une forte augmentation de nombre de cheveux en phase télégene. Ce qui en résulte est la chute conséquente des cheveux en cette période.

À cause du stress qui s’installe (après et avant l’accouchement), le cycle capillaire peut également se dérégler.

La mauvaise alimentation : les carences nuisent à la santé des cheveux

Comme toutes les cellules de l’organisme, les cheveux ont besoin d’un apport suffisant et riche en nutriments pour rester en bonne santé et se développer correctement.

Parmi les nutriments spécifiques aux cheveux se trouvent par exemple le fer, le zinc et les vitamines B.

  • Le fer est fortement indispensable pour la capitale santé capillaire
    • Le zinc assure la fixation du fer dans l’organisme pour une meilleure absorption. 
    • Les vitamines du groupe B stimulent la production de la kératine et du collagène. Ces éléments protègent les cheveux contre les chutes et favorisent la pousse des cheveux. 

    Suivre un régime alimentaire trop restrictif ou mal équilibré peut engendrer des carences en ces nutriments ce qui conduira sans doute à des risques de chutes de cheveux importantes.

    En outre, la Suralimentation en cholestérol est aussi souvent déclencheur de perte capillaire. Cette substance est un précurseur des hormones stéroïdes et donc classées sans la catégorie androgène. Un excès de cholestérol va alors stimuler la production de DHT. En conséquence, le cycle pilaire se raccourcit et provoque la chute des cheveux.

    L’eau dure

    L’eau du robinet est loin d’être composée seulement des molécules de H2O. Elle renferme d’autres substances comme les nitrates, le plomb, l’aluminium, le chlore et des sels minéraux (les teneurs peuvent varier). 

    Il faut savoir que le chlore est le premier ennemi des cheveux. Il agit en ôtant les huiles présentant naturellement dans les chevelures. Ces huiles sont nécessaires pour hydrater les follicules pileux et ainsi nourrir les cheveux pour une croissance abondante. 

    S’accoutumer à laver les cheveux avec des eaux riches en chlore présente alors un risque pour la santé capillaire.

    Pour terminer, nombreuses sont les causes qui peuvent porter atteinte à la santé des cheveux. Le stress, la génétique, les médicaments, les pollutions et même l’eau. Pour y remédier, la solution la plus simple est de mettre en pratique une bonne hygiène alimentaire riche en produits nutritifs essentiels pour la santé des cheveux. Pour des cas d’ordre génétique, il serait préférable de voir une spécialiste capillaire ou un dermatologue pour obtenir un traitement approprié.

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