Pourquoi notre immunité est-elle faible en hiver ?

Pourquoi notre immunité est-elle faible en hiver ?

Les maladies respiratoires, l’allergie et l’AVC ou l’hypertension pullulent durant la saison froide. En effet, le froid favorise les infections au niveau de la sphère ORL et les affections cardiovasculaires. Et tout ça, à cause d’une immunité en berne durant cette période. La baisse de la réaction immunitaire est associée à un déséquilibre physiologique et mécanique. Parfois, c’est nous-mêmes qui en sommes responsables. Nous allons détailler les facteurs qui participent à ce déséquilibre dans cet article. Mais d’abord, on va expliquer le fonctionnement du système immunitaire.

système immunitaire

Le système immunitaire : ce qu’il faut retenir 

Généralité

Le système immunitaire désigne un ensemble de composants, à savoir les organes, les cellules, les microbiotes et les substances. Ces acteurs interagissent afin de protéger le corps contre les agressions. Leur action commence à partir de la surface cutanée ou dans les muqueuses (intestinale, buccale et nasale). 

Le système immunitaire agit d’abord, en tant que barrière contre les intrusions pathogènes.

Au cas où les agents pathogènes réussiraient à franchir la barrière initiale, à ce moment-là, l’organisme émet une réponse immunitaire. Il en existe deux formes.

  • La réponse immunitaire innée : c’est une réaction défensive qui se réalise avec l’aide immédiate des cellules immunitaires. Ces dernières attaquent et neutralisent les agents infectieux qui proviennent de l’extérieur. 

Dans la lutte contre les infections virales par exemple, des effecteurs de l’immunité (ou interférons) sont produits dans le but de détruire les virus.

  • La réponse immunitaire adaptative : elle intervient lentement et fait appel aux lymphocytes pour pouvoir détruire les agents pathogènes.

L’immunité se trouve affaiblie suite à de nombreux facteurs comme le froid, l’alimentation déséquilibrée, le stress, etc.

Réaction du système immunitaire pendant l’hiver

En saison froide, l’air que l’on respire devient sec. Cela assèche ou altère la muqueuse nasale qui est l’une des barrières immunitaires. Ainsi, la muqueuse nasale est contrainte d’agir pour la protection de l’organisme en créant une porte d’intrusion des virus.

L’air froid ralentit le métabolisme du système immunitaire. Le froid empêche la production des protéines responsables de la résistance aux virus, appelés interférons. L’organisme est à cet effet, affaibli face aux infections virales comme le rhume, la grippe, la gastro, etc.

En saison sombre, on fait face également à l’absence de la vitamine D qui est l’un des piliers du système immunitaire. Des sources révèlent que la carence en vitamine D en hiver s’avère être l’une des causes de nombreuses maladies qui se développent pendant cette période.

L’hiver

L’hiver remet en cause le système immunitaire : pourquoi?

Les fonctions cellulaires au ralenti durant l’hiver

Le froid retarde les fonctions du cerveau et l’activité physique. Cela impacte fortement les réponses immunitaires de l’organisme. En effet, en étant gelés, les interférons et les lymphocytes qui participent à l’immunité mettent du temps à se déplacer. Par conséquent, elles laissent du temps aux agents pathogènes (bactéries, virus, microbes) de s’installer.

Les virus par exemple, circulent plus facilement dans la voie aéro-nasale vue que celle-ci se retrouve avec des muqueuses asséchées. Le mucus du nez est une barrière qui sert à réchauffer l’air froid (ce qui n’est pas habituel en saison chaude). Par conséquent, ils sont très actifs en hiver et deviennent perméables aux virus.

Les cils vibratiles qui font partie du mucus participent au nettoyage des mauvaises substances qui pénètrent dans l’appareil respiratoire. Les cils se tapissent dans les narines, les bronches, les alvéoles afin d’effacer correctement les virus et les allergènes. Ils fonctionnent très lentement et deviennent moins efficaces en hiver, laissant place à des problèmes respiratoires…

Le froid préserve les microbes, les bactéries et les virus

Les microbes résistent à la basse température et sont même préservés au-delà d’une température — 4 ° C. Ils ne sont pas pour autant tués et continuent à déstabiliser la flore intestinale ainsi que les bons germes. 

En fait, la prépondérance des rayons ultraviolets est l’un des facteurs qui fragilisent les microbes. Toutefois, en hiver, on assiste à une poussée de faible luminosité qui convient parfaitement aux microbes. C’est ce qui accroît l’effectif des patients atteint de la gastro ou de certaines infections microbiennes en hiver.

Les bactéries et les virus deviennent plus compacts en hiver et se renforcent durant la saison. Une enveloppe protectrice se forme et s’épaissit autour d’eux, dans la mesure où la température baisse. Ainsi, le froid ne fait que leur construire une zone de confort. En outre, il faut aussi savoir que les virus se multiplient et possèdent une durée de vie allongée, ce qui donne des pics épidémiques en hiver.

Le froid accompagne une baisse d’immunité et une poussée des maladies cardiovasculaires

La température de l’organisme se stabilise de façon systématique, quelle que soit la saison. Lorsque la peau se refroidit, les tissus sanguins luttent pour régler les échanges thermiques. Cela dans le but de retenir plus de chaleur dans l’organisme.

Ce métabolisme laisse place à la vasoconstriction. En effet, les fibres musculaires des vaisseaux sanguins se contractent dans le but de créer un gradient de température. Cela va empêcher le froid d’interférer dans les organes. Par conséquent, l’organisme fait face à une diminution du débit sanguin au niveau du cœur, du cerveau et du poumon.

Le manque d’approvisionnement sanguin au niveau du cœur provoque un effort anormal de la pression artérielle et engendre l’hypertension.

Le faible débit sanguin ralentit l’approvisionnement en sang au cerveau, et pourrait aussi causer un AVC ischémique

Les habitudes qui fragilisent l’immunité en hiver

La promiscuité, une mauvaise habitude hivernale qui affaiblit l’immunité

Lorsqu’il fait froid dehors, personne n’a envie de sortir.

Sinon, la plupart d’entre nous préfèrent fréquenter des endroits isolés où il y a du monde. Les magasins ou les restaurants sont alors plus rapprochés que le marché public. 

Pour minimiser l’effet de l’hiver, on veut également se rendre avec les transports en commun plutôt que de marcher tout seul. 

Tout cela constitue de grands facteurs de la promiscuité, un élément qui fait circuler le virus.

Immunité affaiblie, une alimentation remise en cause

L’alimentation est l’un des facteurs qui provoquent la baisse d’immunité durant le grand froid. Des repas qui vont à l’encontre de la santé, c’est ce que nous avons l’habitude de consommer en hiver. 

La majorité des gens ont tendance à ne consommer que des repas chauds bien réconfortants (les fondants, les raclettes, les nouilles, etc.). En contrepartie, les fruits et légumes sont délaissés alors qu’ils possèdent les nutriments dont les cellules immunitaires ont besoin.

Puisqu’il fait froid, les crudités et les fruits semblent aussi glacials et on préfère des bouffes rapides. On mange par exemple une soupe bien garnie riche en pâte, en matières grasses et en protéine. Au pire, on se fait livrer alors que la majorité des plats commandés est soit du surgelé, soit des aliments transformés. 

Cette habitude alimentaire est nocive pour le système immunitaire vu qu’elle procure un excès de gras et de sucres dans l’organisme. Pour rappel, les acides gras saturés et les sucres nourrissent les virus et les bactéries et accentuent leur propagation.

L’utilisation abusive du chauffage

En hiver, l’air est glacial et tout le monde a envie de monter le niveau de la température du chauffage. Il faut quand même en être vigilant, car l’air qui circule en devient sec. Et cela va assécher le mucus nasal et va affaiblir la réponse virale.

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